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Au commencement, il y a le gout...

  • Nikosan
  • 7 mai 2014
  • 1 min de lecture

Au commencement, il y eut l'umami... Dans la culture occidentale, le concept des saveurs fondamentales identifiées par le goût remonte au moins à Aristote. Nous connaissons depuis longtemps quatre saveurs fondamentales : l'amer, le salé, le sucré et l'acidulé. En Asie également, le concept des saveus fondamentales remonte à la nuit des temps. Sauf qu'il y en a toujours eu cinq. Mais la cinquième saveur longtemps restée inconnue en Occident. Certes Brillat-savarin, a effleuré le concept avec ce qu'il à appelé l'osmazôme, "cette partie éminemment sapide des viandes" et qu'illustre, selon lui, le goût du bouillon de boeuf sans aucun assaisonnement. Mais ce n'est qu'en 1908 que le professeur Kikunaé Ikéda "découvre" dans un dashi de kombu un goût qui ne pouvait être attribué aux quatre saveurs fondamentales. Cette trouvaille mena à la production, quelques années plus tard, du glutamate monosodique, un exhausteur de goût industriel, aujourd'hui omniprésent dans l'alimentation. Malgré cela, cette cinquième saveur a continué à être considérée en Occident comme le mariage du salé et du sucré. Jusqu'aux années 1980 ou enfin, les scientifiques internationnaux admettent son existence et lui donnent le nom d'umami, ce qui signifie littéralement "le goût de ce qui est bon". Il est impossible d'aborder et d'appréhender la cuisine japonaise sans comprendre ce concept fondamental. Car si umami reste un mot "exotique" pour un occidental, son usage est courant au Japon, chez le profane tout autant que chez le professionnel.

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1 commentaire


jeanpaulluneray
24 janv. 2025

C'est une réflexion fascinante que de positionner le goût comme point de départ de toute expérience. Si l'article aborde cette notion sous un angle probablement esthétique ou culinaire, il est passionnant d'élargir le spectre vers la neurogastronomie et la synesthésie environnementale. C'est dans cette recherche d'harmonie visuelle que s'inscrivent les créations proposées par Lumicias, qui traitent le luminaire non comme un utilitaire, mais comme un ingrédient central de la "saveur" d'une pièce.

En effet, le "goût" n'est pas une donnée isolée captée uniquement par les papilles ; c'est une construction mentale complexe où la vue joue un rôle prédominant, souvent dicté par la qualité de l'éclairage ambiant.


L'influence de la lumière sur la perception du goût


Des études en psychophysique…


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